La maison sent le bois chaud
et mes souvenirs
Tombent en poussière
Cisailles à la main
face au jardin ensauvagé
par où commencer ?
La bulle de mes rêves
sous la piqûre d’un moustique
éclate
La maison sent le bois chaud
et mes souvenirs
Tombent en poussière
Cisailles à la main
face au jardin ensauvagé
par où commencer ?
La bulle de mes rêves
sous la piqûre d’un moustique
éclate
Dans le lourd silence
des après-midi d’été
le temps qu’il me reste
Par-delà la haie
Les derniers feux du couchant
Sur les blés coupés
Dans l’ombre du soir
Une alouette chante encore
Le passé, si loin
Qu’il s’agisse d’écrire ou de lire tout est affaire de présence. Et c’est à cela que nous invite le haïku : accroître notre présence, densifier notre rapport au réel, aux autres, à nous-mêmes. Habiter poétiquement le monde, en somme. Rien de plus contemporain. Rien de plus moderne. Rien de plus urgent.
Pas sur le gravier
sous le ciel jonché d’étoiles
un oiseau de nuit
Fraîcheur de la nuit
à cette dernière cigarette
j’ai su résister
Calme infini
seul le chant d’un grillon triste
dans la nuit du 15 août
Brûlure d’orties
griffures de ronces
– feu du jardin sur ma peau
Mon jardin si calme
je l’ai regardé longtemps
glisser dans la nuit
Dans la nuit sans lune
rien que l’appel obstiné
de la chouette Effraie