PARAGES
Sôseki Natsume

Sôseki Natsume

Lorsque le mal de vivre s’accroît, l’envie vous prend de vous installer dans un endroit paisible. Dès que vous avez compris qu’il est partout difficile de vivre, alors naît la poésie et advient la peinture.

(Sôséki Natsumé. Oreiller d’herbes)

Jardin d’hiver (4)

Le nuage dessine sur la lune ocre, un sourire – attendre qu’il passe Si loin dans la plaine lequel de nos pas a-t-il fait fuir les chevreuils ? Plantés à genoux quarante oignons de tulipe – quarante humbles vœux Jardin d'hiverChanger de routechanger d'air ...

Philippe Forest

Philippe Forest

Le Haïku n’est l’expression d’aucune sagesse, juste une incision très légère faite dans la trame du temps, la césure nette et infime par où se laisse apercevoir la vrille d’un vertige ouvrant sur nulle part, précipitant le passage du présent puis le suspendant sur la pointe insignifiante d’un seul instant.


Jardin d’hiver (3)

Premier jour de l'an la branche à peine effleurée douche de givre Ce chuchotement, c’était la pluie sur les tuiles avant mon réveil Le chien n’aboie plus le crépitement du feu – si peu Jardin d'hiver

Jardin d’hiver (2)

Vacarme du soir
pour l’abri des bambous
les étourneaux se disputent

Nuit de tempête
chant des bambous tourmentés –
en guise de vagues

Lune de décembre
à l’estampe du jardin
pas un trait ne manque