l’été au jardin
Plus silencieux
que mon pinceau sur la toile
passe un hérisson
Les moustiques attaquent
je me range à leur avis
la toile est finie
Plus silencieux
que mon pinceau sur la toile
passe un hérisson
Les moustiques attaquent
je me range à leur avis
la toile est finie
Étroite lucarne
je me suis tordu le cou
mais j’ai vu la lune
J’avance d’un pas
un autre grillon se tait
– chants inaccessibles
Mauvais rêve – mon cri
le rossignol qui chantait
l’a t-il entendu ?
Le printemps nous endort. Les chats oublient d’attraper les souris et les hommes oublient leurs dettes. On oublie alors le lieu de son âme et notre raison s’égare. Ce n’est qu’à la vue des fleurs de colza qu’on s’éveille. Quand on entend le chant de l’alouette, on reconnaît l’existence de son âme.