Été
Au parfum sucré
du tilleul après l’orage
commence l’été
Le long du canal
les feuilles des peupliers
ensemble disent : vent !
Dans le paulownia
quatre tas de plumes oscillent
– sieste des corbeaux
Au parfum sucré
du tilleul après l’orage
commence l’été
Le long du canal
les feuilles des peupliers
ensemble disent : vent !
Dans le paulownia
quatre tas de plumes oscillent
– sieste des corbeaux
A l’assaut du ciel la blanche glycine s’enroule autour du pin mort
Au-dessus des voies ploient les acacias en fleurs - la rouille embaumée !
Au mur de meulière
apogée du rosier rouge
et mon cœur se serre
Ce bruissement rouge ?
au pied du vase de pivoines ?
Les pétales ont chu
Jardin de banlieue
d’énormes pivoines rouges
Tu t’enorgueillis
Du fond de la nuit
Il est seul à croire au jour
Le merle obstiné
Chemin détrempé
je foule un tapis d’étoiles
dans le contre-jour
Dans le grand bouleau
pie et corbeau face à face
défi silencieux
Dix perles de grêle
ont bondi sur le trottoir
brève giboulée