Été

Été

Au parfum sucré

du tilleul après l’orage

commence l’été

Le long du canal

les feuilles des peupliers

ensemble disent : vent !

Dans le paulownia

quatre tas de plumes oscillent
– sieste des corbeaux

Printemps (5)

A l’assaut du ciel
la blanche glycine s’enroule
autour du pin mort

Au-dessus des voies
ploient les acacias en fleurs
- la rouille embaumée !

Au mur de meulière
apogée du rosier rouge
et mon cœur se serre

Printemps (4)

Printemps (4)

Ce bruissement rouge ?
au pied du vase de pivoines ? 

Les pétales ont chu

Jardin de banlieue

d’énormes pivoines rouges

Tu t’enorgueillis 

Du fond de la nuit
Il est seul à croire au jour
Le merle obstiné

Printemps (3)

Chemin détrempé
je foule un tapis d’étoiles
dans le contre-jour

Dans le grand bouleau
pie et corbeau face à face
défi silencieux

Dix perles de grêle
ont bondi sur le trottoir
brève giboulée